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La blockchain du crédit : avec ou sans les banques ?

La blockchain du crédit : avec ou sans les banques ?

Comment cela fonctionne-t-il aujourd'hui ?

Notre premier réflexe lorsque nous souhaitons souscrire à un crédit est de contacter une ou plusieurs banques par l’intermédiaire (ou non) d’un courtier. Il vous arrive aussi peut-être d’utiliser les services d’un comparateur, tel que mieuxfinancer.com.

Mais avec l’avènement de la Blockchain, est-ce que ce modèle existera toujours dans 5 ans, 10 ans, 20 ans, .. ? Personne ne peut vraiment le dire aujourd’hui. Nous sommes en 2018 et la technologie est trop récente, et ses applications trop anecdotiques, pour que l’on puisse vraiment en tirer une tendance certaine. Mais rien de nous empêche de faire quelques hypothèses.

Nous savons que ce qui fait essentiellement le taux d’un crédit, c’est le taux auquel se finance la banque (sur le marché ou grâce à d’autres éléments de son passif comme l’épargne collectée) et le risque pris.

Intéressons-nous à ce dernier. Le risque pris. Ce n’est finalement que l’estimation d’une probabilité que vous ne remboursiez pas, ou partiellement. Les établissements bancaires ou les courtiers ne vous connaissant pas, ont pris le parti de se faire une idée de votre capacité de rembourser en vous demandant un certain nombre de documents administratifs.

Une feuille d’impôt, un contrat de travail, le nombre d’enfants, … sont autant de paramètres qui vont être intégrés à une formule mathématique qui va indiquer si la banque vous prête ou non, et à quel taux.

Que pourrait changer la blockchain ?

La blockchain se voulant à la fois totalement fiable et transparente, on pourrait imaginer qu’elle puisse répondre aux besoins des banques et même à des préteurs qui ne seraient pas des banques. 

Imaginez que vous fassiez partie d’une blockchain dédiée au crédit, dans laquelle vous autorisez les tiers de confiance à publier des informations vous concernant. Nous pourrions imaginer que vous autorisiez l’administration ou votre employeur à y placer certaines informations vous concernant.

Vous pourriez également autoriser vos créanciers à indiquer les prêts que vous avez en cours, la qualité de vos remboursements, le nombre de prêts que vous avez remboursés, …

Dans cette blockchain vont transiter des informations tout à fait fiables et de qualité.

Imaginez également que cette plateforme fasse émarger un scoring (note que vous attribuent les banques, basée sur votre profil d’emprunteur). Le scoring serait réalisé, non pas sur une probabilité de remboursement, mais sur la confiance que vous portent les acteurs présents dans votre blockchain. Et quoi comme meilleur atout que la note attribuée par ceux qui vous ont prêté … même un peu. Il ne faut pas oublier qu’une carte de fidélité et de paiement en plusieurs fois reste un crédit, et que si vous avez remboursé sans problème ce crédit, il devrait faire remonter votre note sur cette blockchain.

Lorsque vous souhaiterez contracter un nouvel emprunt, ou lorsque, pourquoi pas, vous souhaiterez revendre vos créances à un tiers, vous n’aurez plus qu’à ouvrir cette blockchain et solliciter vos tiers de confiance.

Le miracle de cette technologie est que l’on ne vous demanderait rien. Aucune information, aucun document. Rien.

Il y a fort à parier que le taux que l’on vous proposera sera inférieur aux taux pratiqués par ailleurs. Pourquoi ? Tout simplement car le risque de fraude sera extrêmement faible et que l’on ne vous fera pas payer cela dans votre taux.

Et puis il se produira peut-être autre chose. Peut-être que ce ne sera pas une banque qui vous prêtera mais un particulier ou une entreprise.

Le premier travail d’une banque en matière de crédit est d’estimer un risque (qu’elle ne partage jamais avec d’autres tiers). Mais si ce travail est déjà fait, et si en plus il est fiable, alors pourquoi d’autres n’auraient pas envie de vous prêter ? Ils pourraient alors vous prêter à vous directement ou à un pool de personnes qui ont la même note que vous.

Les banques se retrouveraient donc en concurrence avec des particuliers prêteurs, des entreprises qui placent leur argent, … qui ne seraient pas forcement soumis à la même réglementation.

Ce n’est aujourd’hui qu’un scénario, mais il fait réfléchir.

Nous entrons dans une ère qui valorise plus que jamais la donnée et encore plus le partage de données. Même si ce scénario ne se réalise pas exactement, la façon dont nous empruntons et dont on nous prête, va sans doute évoluer rapidement grâce à la Blockchain.

Je vous propose de faire le point à la même date l’année prochaine, et sans doute aurons nous déjà constaté quelques évolutions auxquelles mieuxfinancer.com aura participé.

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Auteur : Edouard Baroin

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