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Les perspectives du crédit

Les perspectives du crédit

Interrogez n’importe quel banquier ou courtier sur l’avenir du crédit et il vous parlera très vite du digital. Essayez de changer de sujet et il vous reparlera du digital. C’est ce qui s’est passé dernièrement au premier salon du crédit et lorsque l’animateur de madeincourtage.fr, Eric Debese, a interrogé les Directeurs des principaux cabinets de courtage. Il lui était difficile de changer de sujet mais n’est ce pas là la preuve d’une petite révolution qui s’instaure ?

Bien évidemment il y a d’autres sujets de préoccupation… mais on comprend bien vite qu’il est impossible de faire l’impasse sur celui-ci en 2018 et pour les dix prochaines années.

Si l’on reprend le discours du président fondateur du compte Nickel, Hugues Le Bret, à la conférence Eurogroup Consulting au mois de juin dernier on comprend que ce qui a fait le succès de ce support, qui compte aujourd’hui un million d’utilisateurs, c’est la simplicité du produit et son facteur disruptif par rapport aux offres des banques mais surtout la confiance qui s’est rapidement instaurée dans le produit grâce à la réputation obtenue sur les réseaux sociaux et sur internet plus généralement.

Donc en matière de crédit comme en matière de finance tout se digitalise et l’utilisateur reprend la main.

La question du courtier traditionnel se pose alors donc rapidement.

Quels services peut alors proposer le courtier si un utilisateur bénéficie de plus en plus d’informations et compare lui-même ? Peut-il encore proposer ses services de manière traditionnelle alors que nous sommes à l’avènement des échanges d’informations de plus en plus nombreuses et de plus en plus fiables ? Peut-il encore exister hors d’un groupe quand les banques demandent du volume de traitement et des processus automatisés et standardisés ?

La réponse de grands groupes de courtage est simple. Les petits courtiers seront rachetés par des grands groupes pour bénéficier de l’infrastructure couteuse et interconnectée avec les banques. Ils bénéficieront ainsi des dernières innovations et d’un support pour aborder les sujets tels que l’intelligence artificielle, la blockchain, les modèles prédictifs, la robotique permettant le traitement de dossiers, … 

Cette réponse est sans doute juste car comme nous le rappelle le Directeur de Meilleurtaux Solutions, les parts significatives de marché du crédit sont aujourd’hui de l’ordre de 5% alors qu’elles sont de 15% dans les secteurs financiers traditionnels. D’autant qu’il faudra bientôt supporter la concurrence des GAFA qui s’installent peu à peu dans le monde du paiement .... et bientôt dans le monde du crédit ?

Et pourquoi pas le courtier augmenté ?

La position de mieuxfinancer.com n’est pas antinomique avec celles des géants du courtage mais sensiblement différente.

Le chemin nous semble plus tortueux et la finalité moins évidente. La maitrise de la technologie ne sera pas uniquement l’exclusivité de grands groupes mais pourrait être détenue par des tiers dont l’objet serait la mutualisation des moyens.

Les courtiers petits et moyens pourraient ainsi bénéficier des mêmes ressources que les plus grands et proposer les mêmes services. Est ce que les banques auraient alors toujours intérêt à privilégier la signature de mandats avec ceux qui font le plus de volume ? Ce n’est plus si évident.

Etant en capacité de se standardiser et d’offrir les mêmes services que les plus grands, les courtiers traditionnels feraient bénéficier aux banques des mêmes économies d’échelle.

Le nouveau courtier ou courtier augmenté pourrait ainsi imiter les grands et toujours proposer ce qui fait l’essence même du métier : la proximité et le conseil. Car même si l’utilisateur consulte plusieurs courtiers sur internet (7 en moyenne pour le rachat de crédit), s’il s’y forge une opinion, s’il est capable de faire des simulations, … il sera toujours heureux de pouvoir s’en remettre à un « conseil ».

Et l’étape suivante ?

La suite est encore un peu confuse. La baisse du taux d’usure et des marges associées semble durable, la position des banques est versatile et la recherche du nouveau modèle bancaire est permanente, on entrevoit le contour du couplage entre le paiement et le crédit, on se prend au jeu du rachat de crédit automatique, on voit la réglementation évoluer et on peut se demander si les établissements de paiement, qui ne peuvent proposer des crédits aujourd’hui, pendront le chemin des établissements de crédits, …

Les Fintech révolutionnent le paiement, elles révolutionnent le crédit, de manière disruptive et s’attaquent aux commissions et aux intermédiations et peuvent à tout moment remettre en question un chemin que l’on croyait tracé et une histoire que l’on pensait écrite.

Mieuxfinancer.com, en relation permanente avec nombre d’acteurs du paiement et du crédit explore cet univers, adapte ses services pour qu’ils s’inscrivent dans cette mouvance et tente d'apporter le plus de valeur ajoutée à la fois aux courtiers, aux banques et aux emprunteurs.

Auteur : Edouard Baroin

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