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Yelloan, la Fintech qui facilite l'accès au crédit grâce à la garantie participative !

Yelloan, la Fintech qui facilite l'accès au crédit grâce à la garantie participative !

Yelloan a été créé en 2015 avec un concept d’accès au crédit par garantie participative. Une levée de fonds plus tard, et des partenariats passés avec des institutions financières, quel bilan en tirez-vous en 2018 ?

La garantie participative a été le concept fondateur de Yelloan, en 2015. Notre volonté était de répondre au problème sociétal de l’accès au crédit et, dès cette première année, nous sommes parvenus à pousser ce concept auprès des acteurs bancaires français pour obtenir plusieurs marques d’intérêt et pouvoir lancer, début 2016, notre solution auprès d’un premier acteur, puis d’un deuxième. 2017 a été l’année du décollage, grâce surtout à notre chatbot qui a su apporter la dose de pédagogie indispensable au succès d’un produit totalement innovant. En ce début d’année 2018, le bilan est clair : si nous sommes très satisfaits d’avoir réussi à porter notre concept fondateur auprès des banques et auprès du grand public, il nous reste encore beaucoup d’efforts à faire pour en généraliser l’usage !

La garantie participative est un concept novateur encore assez peu connu du grand public, comment arrivez-vous à communiquer auprès de votre cible ?

En effet, la garantie participative est un concept très innovant dans le domaine du crédit. Il nous a d’ailleurs permis d’être élue « Fintech de l’année » en février 2017 !

En 2018, la garantie participative aura beaucoup plus de visibilité. Nous souhaitons la mettre plus en avant, avec une meilleure pédagogie et une expérience utilisateur affinée.

C’est un produit « communautaire », donc nous allons à la fois activer des leviers et moyens de communication cohérents pour renforcer cet aspect, puis nous allons mettre en place plusieurs opérations pour développer cette logique de communauté.

Vos clients sont-ils essentiellement des personnes qui ne peuvent avoir accès au crédit de manière classique, ou trouve-t-on des personnes que le concept séduit tel qu’il est ?

Nos clients sont avant tout des personnes qui ont besoin de financer un projet. Certes, notre volonté est de faciliter l’accès au crédit des populations qui en sont injustement exclues (les « mal servis » : CDD, auto-entrepreneur, intérimaires, etc.) – et la garantie participative est là pour multiplier leurs chances d’obtenir un prêt – mais nous nous adressons également aux personnes qui souhaitent financer un projet de manière classique.

La garantie participative a-t-elle uniquement vocation à rendre éligible à l’emprunt, ou permet-elle de réduire également le taux d’emprunt par diminution du risque pris par le créancier ?

Effectivement, la vocation première de la garantie participative est de permettre à des personnes qui n’ont pas accès au crédit d’y accéder. Nous ne faisons pas aujourd’hui de différenciation sur le taux d’intérêt, ni dans un sens ni dans l’autre – cela signifie que les personnes habituellement exclues du crédit et financées via Yelloan ne sont pas pénalisées par le taux ! Le fait de proposer des taux plus attractifs aux emprunteurs « accompagnés » d’une garantie participative est une possibilité que nous envisagerons certainement dans un futur proche, au bénéfice des bons résultats de risque que nous aurons su démontrer.  

Pourrait-on imaginer que votre concept puisse permettre à certaines personnes en situation d’interdit bancaire d’avoir à nouveau accès au crédit par la garantie qu’apporteraient les garants ?

Oui, c’est quelque chose que l’on souhaiterait. Nous imaginons que la garantie participative puisse inclure tout le monde, même les personnes qui ont eu des difficultés financières dans le passé. Si on considère qu’ils sont revenus dans des niveaux acceptables en matière d’endettement et que contracter un crédit n’est pas un danger pour eux, alors pourquoi ne pas financer ces personnes-là ? Il faut tout de même garder à l’esprit que les banques aujourd’hui sont frileuses par rapport à ce type de profil…

La garantie demandée aujourd’hui est à hauteur de 5% du montant emprunté. Peut-on imaginer qu’un jour ce taux évolue et puisse être choisi par l’emprunteur en fonction de critères que vous proposeriez ?

En réalité, les 5% ne sont pas vraiment un sujet. Le plus important est le côté participatif, le fait que plusieurs personnes soient impliquées dans la garantie ! Aussi, si quelque chose devait évoluer, ce serait davantage le nombre de garants nécessaires à la constitution de la garantie. Typiquement, dans le passé, nous demandions cinq garants minimum et nous sommes descendus à trois car les « conditions de risque » le permettaient. Dans le futur, ce chiffre pourrait évoluer en fonction des profils ou des montants de crédit.

Avez-vous déjà eu des cas de défaillance de l’emprunteur et dans ce cas, les garanties ont-elles été réellement transférées aux créanciers pour diminuer leur perte ?

Nous en avons eu, comme n’importe quel acteur du crédit. Le risque 0 n’existe pas. Pour gérer ces cas-là, nous appliquons les règles de garantie prévues.

Votre offre pourrait-elle à terme être directement incluse dans les propositions des banques, et agiriez-vous alors comme une marque blanche ?

Oui. Il se trouve qu’elle est aujourd’hui proposée sous la marque Yelloan, auprès de nos partenaires Financo et Monabanq par exemple. Néanmoins, nous avons eu plusieurs propositions pour intégrer notre solution et notre technologie en marque blanche, et c’est quelque chose que nous prenons en considération pour le développement de notre activité.

Pour finir, quels sont aujourd’hui vos axes de développement ?

Aujourd’hui nos axes de développement sont portés sur notre offre et notre produit. Nous nous employons fortement à servir au mieux nos clients en leur apportant la meilleure expérience possible.

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Propos receuillis par Sebastien Morin